Reportage de Yannick à l’arbre qui marche (2018)
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Introduction

Depuis le temps qu’on me parlait de ces “éco-festivals” que sont : 
Cela faisait plusieurs années que je me disais qu’il fallait que j’y aille.
J’ai failli être dispo pour le premier, finalement, je suis allé au deuxième.
D’après ce qu’on dit, le rêve de l’aborigène est “The BIG éco-festival”, et l’arbre qui marche est son petit frère.

Qu’est-ce qu’un “eco-festival” ?

(ma définition…)
C’est un “festival” (manifestation à caractère “festif”) qui respecte la nature et ses habitants (qui font aussi parti de la nature, mais on a tendance à l’oublier…).

  • Sans alcool
  • Sans plastique
  • Energie renouvelable (même si les panneaux solaires sont “contestables”, on va dire que c’est un outil de transition…)
  • Possède une structure accueillante et sécurisée pour les générations futures
  • Prône l’amour et la bienveillance entre les humains
  • Enseigne des pratiques de bien-être et de développement personnel
  • participatif (chacun peut proposer librement un atelier)

Bref, c’est un festival où il fait bon vivre.
Certains de ces festivals, comme le “Rainbow”, visent en plus à rendre le festival le plus “auto-géré” possible. 
Dans celui-ci, les deux sont possible, on peut faire soi-même sa cuisine, participer à l’organisation etc, ou venir en tant que “consommateur”.

A présent que le contexte est posé, entrons dans le vif du sujet.

Mes attentes

  • Vivre mon premier éco-festival
  • Passer un bon moment entre amis
  • Rencontrer pleins de gens cool qui ont les mêmes valeurs et projets pour la planète que moi
  • Apprendre des nouvelles techniques de développement personnel
  • Faire de la musique (j’ai apporté mon ukulele)
  • Bien manger, léger, mais de qualité

C’est parti !

Arrivée à l’arbre qui marche

Comme dans tous les festoches, malheureusement, on ne vient pas en vélo, car c’est souvent organisé dans un champ. Donc, on se gare. Mais ça changera lorsqu’on sera tous en vélo dans quelques années, restrictions naturelles obligent…

Il fait beau, on a bien discuté d’alternatiba dans la voiture, on est gonflé à bloc !

Premier rappel, nous allons consommer des trucs, donc il faut déjà penser au recyclage !
A l’entrée, des toilettes sèches. Et des couleurs partout !
C’est parti, on avance vers l’entrée !
Sur le chemin, on repère le camping pour revenir plus tard planter notre tente.
Des panneaux solaires jonchent le chemin.
A l’entrée, on dit notre nom, les personnes sont cool, il y a peu de réseau, mais via leur appli, ils nous retrouvent, et nous donnent nos bracelets.
Espérons qu’ils passent un jour à la +Monnaie libre !! 🙂 

Arrivée à l’accueil, un grand tableau affiche les ateliers du jour, mais il y a la queue pour s’y inscrire. Certains sont payants. Nous verrons un peu plus tard que d’autres ateliers sont auto-organisés et tous gratuits.
Personnellement, j’ai envie de flâner, de faire le tour du lieu et de manger. Je trace !

18/08 - Tour du site

Des caravanes, des tinyhouses des yourtes, des tipis… cooool… 🙂 
Des cercles d’humains pleins de couleurs… cooool.
Là, c’est un espace “cuisine” pour ceux qui souhaitent se faire eux-même leur cuisine, leur vaisselle, etc.
Il y a des sortes de rocket-stoves… Coooool.
Ahhh, on arrive là où le “consommateur” que je suis encore pourra trouver de la nourriture bio…
Je vous passe un événement mémorable (je n’ai pas pris de photos), quand j’ai fait la rencontre du vendeur de cuisine indienne, avec lequel j’ai naturellement parlé directement de monnaie libre, de permaculture et d’effondrement… Bref, je me sentais à ma place avec des gens comme moi !

Retour à l’accueil, ou je découvre d’autres tableaux noirs autour de la musique ou de conférences.

18/08 - 14h30 - Premiers ateliers auto-gérés

Un tipi qui me sera plus tard très familier.
En effet, j’ai assisté à deux ateliers dans ce tipi : 
  • Le premier sur de la méditation
  • Le deuxième sur la présentation du concept des “cercles de parole d’homme”.

Je suis resté pour le deuxième atelier car j’étais sur place, mais au début, je me demandais ce que je faisais là, entre mecs, pour parler de trucs de mecs. Ah, non, il y avait une femme, curieuse.

J’en suis ressorti avec la prise de conscience que ces cercles de parole d’hommes était une solution très puissante, auto-gérée et douce, pour faire évoluer les consciences sur le genre et pleins d’autres sujets. 

En conclusion : 
Etre en cercle, parler en “Je”, être à l’écoute des autres en toute bienveillance, sans jugement, en restant attentif aux récits des autres (miroirs de soi-même), permettait à chaque individu de faire ressortir ses blocages et d’ensuite travailler dessus pour évoluer.
Tout en précisant que si quelqu’un souhaite ensuite creuser et travailler sur ses blessures, alors un thérapeute professionnel sera plus adapté. Mais c’est un excellent outil pour prendre de conscience de soi dans le groupe et de se sentir plus encré en tant qu’homme.

Nous nous donnons RDV le lendemain à la même heure pour expérimenter un vrai cercle de paroles d’hommes, cette fois entre hommes seulement (nous n’avons rien contre les femmes ! l’objectif est de pouvoir tout dire le plus facilement possible).

Ici, des “siestes musicales”, j’ai envie d’aller partout, mais je reste conscient qu’il faut s’inscrire et qu’il y a des ateliers payants…
Ici, je passe rapidement devant un groupe qui lance des cris tous en même temps dans la même direction. Intéressant.
Un peu plus loin, certainement un atelier de postures …
A côté, des gens apprennent à jongler
D’autres apprennent les percussions
Ici, l’espace “cuisine” est encore occupé par des festivaliers (il est 15h30)
Au milieu du festival, un marché est installé avec des artisans et des commerçants qui vendent des objets, du fromage, des bijoux, des instruments de musique…

Ici du fromage :
Ici du pain bio

Ici des légumes
Je m’approche de l’espace pour les enfants et m’aperçois avec joie qu’il y a des jeux, des enfants, et surtout de la place.
Certains parents m’ont confirmé que leurs enfants (entre 6 et 12 ans) se baladaient quelque part, dans le festival depuis ce matin, mais qu’ils avaient une grande confiance en la sécurité du site, et des gens présents à ce type de festival.
A 16h30, un attroupement a lieu avec des animations, et tout à coup, tout le monde se lève et va faire un câlin au grand arbre qui est présent au milieu du festival.
De mon côté, fais aussi un calin à l’arbre, puis je décide d’aller monter ma tente !
Sur le passage, je découvre avec joie des initiatives de don qui me réchauffent le cœur.
(j’ai pris le contenu que je revendrai sur e-bay en euros lorsque j’aurai le temps… ah ah ah 🙂 )

17h - Préparation du camping


Et voilà, j’ai jeté ma tente en l’air (après avoir enlevé la capote), et le tour est joué.
En faisant ça, c’est toujours conscience que ce type de tente est fabriqué dans des conditions que je ne connais pas, peut-être par des enfants en chine et avec du pétrole qu’un jour nous n’aurons plus…

La fine équipe des manceaux au “presque complet” (ne regardez pas à travers la fenêtre)

18h - Retour au festival

J’ai RDV à 18h avec un ami que je n’ai pas vu depuis 3 ans et qui fait du yoga un peu sportif avec sa compagne. Intéressant, à creuser…
Je vais donc flâner en attendant et tombe sur une conférence dans le grand Zome
Mais le sujet ne m’intéresse pas, je continue ma balade.
C’est avec une grande joie que je découvre le panneau de la MONNAIE LIBRE !
Le groupe mayennais du Sou ne doit pas être très loin… 🙂 
A côté de moi, des personnes s’entrainent avec des bâtons.
19h - Miam ! Il y a des glaces faites maison ! Allez je tente, délicieux !
20h - J’observe des festivaliers qui font de la gravure sur un tron d’arbre

18/08 - 21h La soirée

Le soir, je l’ai passé proche de cet arbre, accompagné par des musiciens et des chanteurs.euses.
Nous avons joué et chanté pendant environ 3h, dansé autour de l’arbre (c’était un de mes rêves…).
Un grand merci ! 😘 
Ce fut mémorable. La soirée s’est terminé très doucement, devant un spectacle de son et lumière à base de bollas et d’embrasement… (voir les photos sur la page FB…)

Je n’avais plus beaucoup de batterie, ni une attention suffisante pour prendre des photos. Passons au lendemain 🙂 

Voici une photo qui résume bien ce que j’ai vécu ce soir là.

19/08 - Deuxième journée

Toujours en manque de batterie, je ne peux pas vous montrer ce que j’ai fait, toujours est-il que j’ai passé une nuit avec un sommeil très léger, et que la fatigue se faisait sentir. Une petite douche au robinet, et c’est parti pour la suite

12h, je fais le tour du festival pour voir ce qui s’y passe, tout en me rappelant le rdv du cercle de paroles d’hommes à 14h.

J’ai comme hier l’envie de chanter, de faire de la musique, je questionne donc un guitariste ui me dit que quelque chose s’organise vers la cuisine, et en effet, vers 13h, je rencontre quelques musiciens, puis d’autres, puis des chanteurs, etc.
J’essaye de les accompagner au chant, mais ça ne prends pas, je me mets en retrait et j’écoute. Le rythme est soutenu, le niveau est assez bon et le style est “manouche”… j’aime bien, mais je ne reste qu’1/4 d’h.

Je suis donc allé mangé avec les autres, et j’ai rejoins ensuite mon cercle de paroles d’homme.
Le cercle de paroles d’hommes fut une super expérience pour moi, car en l’espace de deux heure, nous (5 inconnus et un ami) devenus intimes. Les récits des uns répondaient à ceux des autres, ça a été très riche émotionnellement.
Gratitude à celui (je ne me rappelle pas de son nom) qui a lancé ces ateliers, à présent, j’ai ce qu’il faut pour en lancer sur Le Mans.

Puis une petite balade contemplative des ateliers en cours…
Notre ami M. Baronnet en personne nous fait l’honneur d’une conférence sur l’autonomie

Après, j’ai rejoins mes amis autour des cercles de chants méditatifs et nous commencions déjà à parler de ramasser la tente et de repartir pour Le Mans… 😞 

Conclusion

Mon objectif était de prendre la température de ce genre d’éco-festival, et j’avoue que j’ai fait un peu plus que ça, j’y ai goûté, et je pense que je suis accros !
Je reviendrai certainement l’année prochaine, et tenterai certainement aussi le rêve de l’aborigène ! 🙂